Dans l’humidité beaunoise, c’est donc l’Afrique qui a été à l’honneur, hier après-midi, avec les victoires de l’Ougandaise Immaculate Chemutai et du Burundais Ezechiel Nizigiyimana, sur la 26ème édition du semi-marathon.
Si Chemutai, troisième à Arnay la semaine dernière, n’a guère rencontré de problème pour conserver une couronne qu’elle avait déjà coifée l’an dernier, l’affaire s’est avérée assez différente pour son homologue masculin, qui a dû patienter jusqu’au Km 16, avant de faire la différence.
Si Emmanuel David (au centre) lâchera rapidement, Ezechiel Nizigiyimana (n°10) devra se montrer plus patient, mais aura finalement le dernier mot sur Patrick Tambwe (n°3). Photo Clement Renard
« C’était parfait. Il ne faisait pas trop froid », soulignait Immaculate, une fois la ligne franchie. En compagnie de son amie Nathalie Vasseur, lors des toutes premières bornes, Immaculate partait assez rapidement à son rythme, et collait, au final, une minute à la Suissesse Regula Zahno et presque deux à la marathonienne au nom indissociable de l’épreuve de Pauillac — elle a remporté dix fois le Médoc !
A contrario, les débats ont été beaucoup plus serrés du côté des garçons, avec un mano a mano qui a duré plus de cinquante minutes.
D’ailleurs, Ezechiel Nizigiyimana et Patrick Tambwe n’ont pas trop attendu avant de se retrouver tous les deux seuls aux avant-postes.
Le Duciste Emmanuel David, que l’on retrouvera la semaine prochaine aux foulées du téléthon à Varanges, et qui confirme son retour en forme semaine après semaine, se joignait aux deux compères lors des trois premiers kilomètres, mais il devait les laisser partir peu avant l’arrivée à Pommard. « Je savais très bien que je ne pouvais pas les suivre. Mais en même temps, je termine en 1h09’, soit dans le même temps que les fois où j’étais à la bagarre et je suis plus frais. » Encore un peu de patience et on devrait rapidement retrouver le Dijonnais à son meilleur niveau, lequel sera au départ de la Prom’Classic à Nice début janvier.
Allaient donc s’expliquer les deux concurrents qui avaient les places un et deux il y a un an. Comme d’habitude, il fallait attendre le retour, pour que les choses se décantent. Mais peut-être a-t-il fallu attendre un peu plus qu’à l’accoutumée. Si Ezechiel et Patrick rentraient dans le château de Meursault main dans la main, aucun des deux ne prenaient l’initiative dans les hectomètres suivants, véritables premières difficultés du parcours.
En fait, Patrick Tambwe était le premier à prendre les commandes, dans les petites rues de Volnay. Il était également le premier à attaquer à la sortie de Pommard, mais ne prenait que quelques mètres à son colistier, lequel rentrait rapidement.
Tout se jouait après le Km 16, dans la cuvette. Patrick était victime d’une crampe à un mollet, qui l’obligeait presque à s’arrêter. Ezechiel en profitait pour prendre quelques dizaines de mètres d’avance. L’affaire était entendue.
Le Bien Public, le 20/11/2011 par Stéphan LETOURNEAU
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